Tout va bien

14 octobre 2021   |   par Nicolas Goudenove

"Tout va bien !
Ainsi va le refrain du bon matin.

Et même si tu n'en crois peut-être pas tes yeux,
Tout se dirige vers le mieux en mieux.

Peut-être que ton regard peut se déplacer de quelques lieux ?
Côté cœur, essaie tu verras, c'est plus radieux.

Cet endroit bien à toi
D'où tu peux rayonner.

Bien sûr que cela ne saute pas aux yeux,
C'est un chemin réservé à quelques courageux
Ou plutôt dirais-je à celle ou celui
Qui croit à un uni vers un peu plus merveilleux.

Celui où la paix peut encore te bercer,
Celui où la joie peut encore s'inviter,
Celui où l'amour possède toutes les clés.

Pour le reste, laisse toutes ces futilités et autres banalités,
Ce ne sont pas elles qui te font t'élever
Elles auraient même tendance à te faire parfois sombrer,
Perdu dans leur complexité.

Il faut pourtant bien s'assurer de quoi manger, s'habiller, se loger...
Gagner sa vie comme on dit.

Mais alors à l'opposé, que se passe t-il quand on la perd ?
Peut-on rester vivant sur une Terre,
Sans plus aucun salaire, tout nu et sans toit sur la tête ?

Effectivement gagner ou perdre sa vie semble bien ici
De plus en plus compromis.

Quelque chose ne tourne plus très rond dans les esprits.

Sans doute devraient-ils eux aussi
Retrouver le chemin du coeur
Le seul qui sait tenir à distance
Toutes nos peurs.

Et oser découvrir que l'âme agit de la Vie !

En voilà peut-être un joli job
Un bel emploi à temps complet
Qui permettrait de nourrir toute une humanité épuisée
Et menée par le bout du nez
Pour quelques deniers jetés à la volée
En échange d'une infinité de vies volées
Simplement pour assouvir les caprices et vices d'esprits dérangés.

Mais alors comment faire de ce tout va bien
Le slogan du monde de demain ?
Essaie dès aujourd'hui un peu plus que la veille
Davantage tendre la main à un inconnu qui dans la rue déchu sommeille
Et tu verras ou entendras ce que dans vos cœurs tu réveilles.
Et ça l'ami...ça n'a pas de prix
Ce sont les justes couleurs de la vie.

Tout va bien...et tout se poursuit
Depuis maintenant et ici."