Âmes sensibles

30 septembre 2021   |   par Nicolas Goudenove

"Lorsque l'alarme semble en panne,
Ne reste t-il que les armes ou les larmes
Comme seules issues face au drame ?

Ce serait trop vite oublier,
Ou simplement ignorer,
Le chemin des âmes,
Comme toutes celles qui,
En ce moment même
N'en finissent plus de se rassembler.

Ces dernières ne portent en ailes
Ni violence ni haine,
Car elles les ont abandonnées
A leurs anciens corps usés.

Bien au contraire, les âmes voyagent
Le coeur léger,
Le sourire aux lèvres
Et l'esprit en paix.

Aucun chef de guerre zélé
Ne pourra s'en débarrasser
Ou les forcer à rentrer dans des rangs dérangés,
Pas de sésame enragé
Pour les âmes alliées
Et au pas sage protégées.

Parmi elles de gentils hommes et de gentes d'âmes,
En un frôlement d'ailes discrets,
Et que voici, en un clin d'oeil reconnectées.

Peut-être que toi qui lis ce texte décalé
Tu commences à t'inquiéter
Sur cette façon hors du temps et de l'espace
De nous reconsidérer ?

Laisse tomber ta sidération,
Tes dernières obstinations à tout avaler
Tes illusions sans jamais t'étonner,
Comme si de rien n'était.

Ici ni drames ni cinglés
Juste un jeu d'âmes plutôt qu'un échiquier
Et tant de beau monde encore à sauver.

Qui sait si tu ne seras pas concerné
Lorsque face à toi
D'âme à âme
Quelqu'un que tu connais de loin
Saura te rapprocher, Viendra te raccrocher,
Pourra te rappeler.

Adieu les armes,
Finies les larmes,
Bonjour mon âme
Toi qui m'es tant de fois passée à côté,
Toi que j'ai failli pour toujours manquer."