Affamées nos peurs

28 septembre 2021   |   par Nicolas Goudenove

"Au réveil les peurs de fin de mois,
Face à celles de faim du Moi.
Et pourquoi pas la fin de la peur après tout ?

Celle là même qui est bien au départ de toute cette histoire,
Le plus gros fléau qui se soit propagé de toutes parts.

Un énorme mensonge, une escroquerie planétaire,
Tout sauf le fruit du hasard.

Alors puisque que quelque chose doit se terminer,
Autant que ce soient toutes ces inquiétudes, ces angoisses,
Ces psychoses déclenchées depuis trop de temps à présent.

Pourquoi ? Pour qui ?

Et pour combien de temps encore
Nous âm'userons nous à nous épuiser,
A nous dévaloriser, à nous exploiter,
Alors que nous sommes ici afin de
Juste apprendre à mieux nous aimer ?

Et dans ces échanges et partages,
Pas question de monnaies, de chèques ou billets,
Juste un taux vibratoire à donner ou recevoir.

Comment se fait-il que l'être humain
Soit si gêné et embarrassé
Dans ce pour quoi il a été créé ?

Serait-ce au début du moi
Que quelque chose a coincé ?

Trop dépendant affectivement ?
Trop relié à peine juste né ?
Trop cocooné pour apprendre à se débrouiller ?
Ou déjà simplement abandonné
Face aux conditions matérielles d'autres réalités ?

Condamné en mode survie,
Il a peut-être simplement oublié un tiret,
Un trait d'union à volonté,
Entre la vie et ce qui la rend plus sûre.

Sûr-Vivre, au-dela de toute idée
Qui te fait stresser ou te contrarier,
Sûr-Vivre, parmi celles et ceux
Qui savent encore t'aimer,
Sûr-Vivre, parce qu'il est là
Le secret de ton immunité,
Croire plus qu'à toute autre folle idée
Au sursaut et au réveil de l'Humanité
Aujourd'hui plus que jamais.

Faire confiance en ce qui te dépasse,
Sûr-Vivre et sourire à volonté
Quel que soit le temps qu'il fait,
Juste parce que c'est ainsi
Que la Vie t'enlace et t'embrasse
En toute impunité.

Et effacer cette peur de manquer,
Au risque de passer à côté
Pour quelques calculs erronés."