Garder la tête haute

20 septembre 2021   |   par Nicolas Goudenove

"Garder la tête haute,
Malgré les difficultés rencontrées en cette sortie d'Eté.

Une sortie quelque peu mouvementée,
Socialement violentée,
Dans une totale indifférence
D'un corps de métier dans son immense majorité.

Celui pour lequel nous avons tant donné.
Celui pour lequel nous nous sommes si souvent oubliés et sacrifiés
Juste parce qu'il y avait tant de vies à sauver.

Comble de l'hypocrisie générale
C'est au moment où tu t'estimes,
En droit de penser à toi en premier
Que tout est fait pour te le faire chèrement payer.

Par un État qui te martèle à coup de grands renforts de publicités déjà pré-programmées,
Que c'est pour nos santés qu'il se soucie en priorité.

En comptant sur le relais zélé de celles et ceux qui se tenaient déjà prêts
Pour cette machiavélique et sombre idée de nous diviser encore,
Afin de régner et se sentir plus forts.

Combien peuvent encore si facilement et aussi naïvement
De tels mensonges et autres absurdités cautionner ?

Quelles sont les peurs si fortement ancrées qui en retiennent encore tant
En petits rangs, bien ordonnés et serrés ?

Lorsque je les ai si longtemps côtoyées,
Je dois bien me résigner à le déclarer.

C'est la peur du pas de côté,
Le pas comme il faudrait,
Le pas rassuré de se sentir jugé,
Le pas satisfaisant de continuer de se mentir à soi-même
En se taisant malgré le fait de savoir,
De ne plus croire en toute cette manipulation de masse,
De plus en plus fragile et qui peu à peu se ramasse.

Forcément cette incroyable corruption des esprits et des corps
Au profit de ce qui enrichit au premier abord,
Ne nous épargnera pas des morts et autres brutaux changements de vies.

Garder la tête haute.

Juste afin de voir au-delà de ces premiers embarras
Et autre tracas de ce monde là...resté sur l'autre rive
Rappelle-toi.

En poursuivant ma route, j'aperçois chaque matin d'autres mains,
D'autres sourires réconfortant non anodins,
Et des mots sacrés et divins.

Bien sûr tout cela peut se vivre du jour au lendemain,
Certaines morts n'attendent pas pour te ravir en chemin.

C'est d'ailleurs ce qui explique en partie toutes les peurs et autres folies,
A cette idée que n'importe où, n'importe quand,
Perdre l'en-vie nous saisit, nous blesse et nous meurtrie.

A l'approche de l'Automne,
Voici quelques feuilles de matinales pensées éparpillées
Dont je préfère au plus tôt me débarrasser.

La pluie, le vent et l'air du temps finiront bien par les transformer...
A moins que de nouveaux rayons de soleil ne viennent y briller...

Qui sait ce qu'il en adviendra.

Garder la tête haute,
Le coeur et l'âme alignés,
Voilà ce qui me permet de toujours marcher droit,
Et ce quelque soit le temps qu'à l'extérieur,
il fait."